Bienvenue sur le forum de Sumnium-Mundum, un projet de RP se déroulant sur Discord, dont le contexte est totalement évolutif !
 
AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Le Cyan est une couleur chaude.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Katherine

avatar

Messages : 18
Date d'inscription : 15/09/2016
Age : 37
Localisation : Un vieux studio dans une ruelle sombre du Bronx

MessageSujet: Le Cyan est une couleur chaude.   Lun 14 Nov - 23:57

Ne me touche pas. Arrête. Ne fais pas ça. Laisse moi. Putain.

      Cela doit faire deux semaines que Toru et moi ne nous parlions plus. Isaac m'a corrompu et j'ai gâché la seule amitié que j'avais réussi à construire en dix sept ans d'existence. Je n'arrive plus à me regarder en face. Je commence à réaliser le réel contrôle qu'exerce mon demi-frère sur moi, sur mes actions, sur mes pensées. Tout ce petit jeu, séduire des filles, des mecs, simplement parce que je le peux, simplement pour prouver quelque chose, simplement pour montrer que je suis supérieur, tout ça, ça m’écœure. Je ne veux plus. J'en ai marre. 
      Je pensais qu'Isaac l'avait comprit. Je pensais qu'il avait comprit que c'était terminé, qu'il fallait passer à autre chose. Mais cet après-midi là, j'ai découvert que son petit jeu n'avait pas encore eut sa chute. C'était pourtant une journée comme les autres. Hugo était sortit tôt. Il travaillait sur un chantier, de nuit. Mais, au final, j'm'en foutais un peu, moins j'le voyais, mieux j'me portais. Aoki était encore au boulot, elle rentrait relativement tard, en général dans les alentours de vingt heures. 
      Ce jour-là, j'étais rentré un peu plus tôt. L'entrainement de basket avait été annulé à cause des rénovations du gymnase et comme je ne parlais plus à Toru, je n'ai pas eut d'autre choix que de rentrer chez moi. En arrivant, j'ai trouvé Ange, habillée avec l'uniforme qu'on lui interdisait de mettre au collège. Rien d'inhabituel, en somme. Elle m'a informé qu'elle avait préparé un gâteau. J'ai refusé poliment. Elle m'a servi un verre de jus de pomme, elle savait que j'aimais ça. J'ai accepté. Elle m'a sourit. Puis, trou noir. 
      Quand je me suis réveillé, j'étais allongé sur mon propre lit. J'avais légèrement froid et mon corps était engourdi. J'eu beaucoup de mal à recouvrer une vue nette, cela mit cinq bonnes minutes. J'avais la gorge sèche. La tête lourde. La peau brûlante. Et lorsque j'ai voulu me redressé, je me suis rendu compte que mes poignets étaient liés aux barres du lit. J'avais encore du mal à parler et très franchement, je ne comprenais ce qu'il se passait. J'ai fini par distinguer la silhouette d'Ange qui me regardait silencieusement. « Bien dormi, Aniki ? ». Fais pas chier, Ange. Détache-moi. Elle refuse. Comment ça, non ? Détache-moi, j'te dis ! Elle sourit. Je la vois s'éloigner du lit pour s'approcher de la commode. Il y avait son petit caméscope. Ange adorait filmer toutes sortes de choses.  Mais là, je n'étais pas sûr d'apprécier le sujet de son documentaire. Je vois le petit signal lumineux rouge. Elle revient vers moi. Le lit grince. Elle prends place sur mon bassin. « Aniki ne veut plus jouer aux jeux de sa sœur. Il ne me laisse pas le choix. Ange n'a pas eut tout ce dont elle avait envie. » Elle ouvre un bouton de ma chemise. Puis deux. Puis trois. Puis tous. Qu'est-ce que tu racontes ? Laisse-moi. Elle sourit. « Toutes ces femmes, tous ces hommes qui ont souillé ton corps ... ». Ses mains sont froides. Elles glissent sur ma peau. Et ses yeux cyan me fixent, me dénudent en un seul regard. Je sens ses lèvres dans mon cou. Elle murmure. « Ange va te purifier, Aniki. ». Elle se frotte contre moi. J'essaie de me détacher mais rien à faire. Sa langue sur mon torse. Sa langue dans ma bouche. Et encore ce sourire insupportable. Je l'insulte. Je hurle. Elle finit par me bâillonner. « Aniki, tu fais trop de bruit. ». Je sentais sa main sur mon ventre. Elle descendait. Encore. Et encore. Mon corps était engourdi. Je n'arrivais pas bouger autant que je le voulais. Et elle continuait de descendre sa main sans écouter mes gémissements d'horreur. Et ses yeux. Ce cyan qui se moquait constamment de moi. Elle me fixait sans jamais détourner le regard. Et le voyant rouge de la caméra ne cessait de briller. 
« Shun. Tu m'appartiens.»  





Dernière édition par Shun-I le Jeu 8 Déc - 21:33, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Katherine

avatar

Messages : 18
Date d'inscription : 15/09/2016
Age : 37
Localisation : Un vieux studio dans une ruelle sombre du Bronx

MessageSujet: Re: Le Cyan est une couleur chaude.   Mer 16 Nov - 0:56




Isaac Ange Mathieu Delacourt - 19 ans - 11/12/1996


         Physiquement, Isaac est un garçon assez fragile. Il mesure à peine un mètre soixante cinq, ce qui est relativement petit pour un homme. Il a des traits fins, féminins et une silhouette toute menue. Ses yeux en amandes ont cette même couleur cyan, qu'il partage avec son demi-frère et qu'ils tiennent tous deux de leur mère, Aoki. Tout comme Shun, Isaac possède un grain de beauté sous l'oeil droit - à l'inverse de Shun qui l'a sous l'oeil gauche - mais il adore le masquer pour en dessiner un au même emplacement que le couturier. Lorsqu'il s'habille en femme, le garçon s'identifie alors sous le nom d'Ange. En général, bien que ses cheveux naturels soient mi-longs, avec une douce couleur brune, Ange préfère les couvrir d'une longue perruque onyx. Si Isaac cache parfois son visage d'un masque antibactérien par honte de s'afficher en tant que personne qu'il n'est pas, Ange aime beaucoup se maquiller, s'embellir. Elle porte toutes sortes de vêtements, tous styles, alors qu'Isaac cache son corps sous des manteaux et des écharpes.
         La complexité psychologique d'Isaac est l'une des raisons, si ce n'est la première, pour laquelle Shun n'arrive décidément pas à se passer de son demi-frère. Bien qu'il ne soit pas un élève remarquable, le garçon est doté d'un grand sens de l'observation et d'une logique spéciale mais intéressante. Il a toujours été un garçon sensible, curieux avec une ouverture d'esprit phénoménale. Mais avec le temps, la société l'a écrasé, a rendu sa vision du monde négative. Il ne croyait plus en rien, jugeait les gens, savait s'adapter à l'image qu'il voulait voir, modelait sa personnalité selon son interlocuteur. Il a toujours été très joueur, depuis l'enfance. A l'adolescence, ses jeux prirent une autre tournure, il voulait quelque chose de plus intense, de plus expérimentale, il voulait pousser les limites encore et toujours plus loin. Mais pourquoi ? Pourquoi faire tout ceci ? Pourquoi tester en permanence les gens, son entourage et en particulier son demi-frère ? Par jalousie ? Isaac est bien trop orgueilleux. Par ennui ? Il sait toujours comment s'occuper. En réalité, qui sait ce qui se trame dans la tête de ce petit loup aux allures de brebis.


« Quand j'avais trois ans, j'ai demandé à mon père où était ma Maman. En maternelle, tous les enfants en avaient une. Alors pourquoi pas moi ? Il m'a répondu que ma Maman était loin d'ici, avec un autre petit garçon. Quand je lui ai demandé pourquoi, il m'a répondu que ce petit garçon était là le premier, et que c'était pour ça que Maman devait s'en occuper avant moi. Tu as toujours été le premier. Et dès que je t'ai rencontré, j'ai su que ça ne changerait pas. Le premier à l'école. Le premier avec des amis. Le premier en sport. Le premier dans le cœur de Maman. Quand moi je vivais dans une petite chambre miteuse au dessus d'un bar gay, toi tu vivais dans un grand appartement avec deux parents qui te dorlotaient. Quand moi je mangeais du pain rassis puant le tabac préparé par un transsexuelle ivre, toi, tu mangeais ton bento soigneusement préparé par Maman, plus tôt le matin. Quand moi je m'endormais dans des draps sales avec, sous mon petit matelas posé sur le sol, le bruit de la musique insupportable, toi, tu t'endormais paisiblement dans ton petit lit douillet entouré de coussins moelleux et de grosses couvertures. Tu vois, Shun. Toute ma vie, il y eut d'abord Toi, ensuite Moi. Et ça, je ne pourrais jamais l'accepter. »

«    "Tu es un garçon. Tu n'as pas le droit de porter une robe, voyons". Cette phrase, je l'avais entendu tellement de fois dans ma vie que c'en était lassant. Je n'avais pas le droit. Qu'est-ce que cela voulait-il dire ? Qui avait établit cette règle ? Depuis quand les garçons et les filles ne pouvaient pas faire la même chose ? Dans le bar où travaillait Papa, il y avait une femme que j'aimais beaucoup : Camille. Elle s'habillait toujours avec de longues robes de soirées, de belles étophes, des bijoux scintillants, des chaussures incroyables. Elle était si bien coiffée avec ses chignons élégants, et son maquillage était toujours somptueux. Je la trouvais sublime, à chaque fois que je la croisais. En plus, elle venait toujours m'embrasser les deux joues quand elle me voyait. Un jour, elle est venue me voir avec un cadeau. Une sorte de grosse boite rectangulaire avec un nœud bleu collé dessus. Quand je l'ai ouvert, j'ai découvert un petit ensemble marin, ainsi qu'un gilet et un chapeau. Je crois que c'était la première fois de ma vie que j'étais aussi heureux. La veille de notre départ pour Tokyo, j'ai demandé à Papa si je pouvais le mettre. Au début, il a refusé mais Camille lui a dit que ça lui ferait plaisir de me voir partir avec. Elle m'a aidé à la mettre et m'a donné une de ses perruques : Une longue chevelure noire qu'elle avait attachée en deux couettes. Elle nous a accompagné à l'aéroport et avant de s'en aller, m'a embrassé chastement les lèvres en souriant. "Adieu, mon Ange."

Quand j'étais au collège, Papa m'a dit que je ne pourrais plus mettre de robe. Parce qu'il y avait un règlement et que je devais porter un uniforme. Une fois, une fille de ma classe, Hiyori-San, est venue en cours avec l'uniforme des garçons. "Parce que j'en avais envie aujourd'hui", avait-elle dit. Mais personne ne lui a fait de remarques. Ils la trouvaient "Cool", "Amusante", "Féministe". J'étais heureux, je me suis dit que je pourrais faire la même chose. Mais quand je suis venu avec un uniforme de fille, je me suis fait convoqué par le proviseur. Tout le monde m'a pointé du doigt. Ils me trouvait "Répugnant", "Insultant", "Pervers". Pourquoi ? Hiyori-San avait mit un uniforme de garçon sans raison, et personne ne lui avait rien dit. Moi, j'ai mis un uniforme de fille parce que j'en avais besoin, et on m'a jeté des pierres. Je n'avais rien fait de mal, après tout. J'avais juste mis une jupe.    »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Le Cyan est une couleur chaude.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Du bleu et du verre...
» [DAY 4] Le bleu est une couleur chaude | Anémone, Aiguille, Acide.
» Missions diplomatiques dans l'eau chaude !
» Michaelle Jean dans l'eau chaude...
» Haradrim: quelle couleur?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum de la communauté Sumnium Mundum :: Shun Ito-
Sauter vers: