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 Galaad Column.

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MessageSujet: Galaad Column.   Ven 28 Oct - 18:55

SUMNIUM MUNDUM




Nom :
Column.

Prénom :
Galadriel alias Galaad.

Âge :
47 ans.

Date de Naissance :
18 mai 1969.

Nationalité :
Franco-Italien.

Sexualité :
Bisexuel.

Feat :
Xanxus -Kateikyō Hittoman Riborn!-


「Physique.」

« Une masse de chair sur le matelas qui crisse. Un soupir dirigé vers le sol. Un bras qui se lève lentement, des doigts qui touchent faiblement le visage de cet être à la crinière hirsute et rebelle. L'air de cet appartement sent le renfermé, il ne laisse rien présager de bon, c'est comme si l'odeur de brûlée avait imprégné les lieux. Recouvrant les murs, le sol, les meubles, les draps et surtout son corps de cette essence. Il se redressa lentement, ses yeux braqués sur cette forme trouble qu'il voyait sur l'étagère. Un miaulement aiguë lui permit de reconnaître cette masse informe. Son bras se leva pour laisser ses doigts se tendre vers la bête et lui caresser le dessous de son menton. Un mouvement mécanique qui suffit aux muscles concernés de se détendre et de craqueler sous le réveil matinal. Des biceps et triceps qui ne se gênèrent pas pour se détendre, tendre et bloquer les mouvements de l'homme. Ses omoplates répondirent de même. Sa carrure imposante (1m85 pour 87kg), il la devait à la salle de sport de la gendarmerie de Nîmes, ainsi qu'au basket que bon nombre d'agents pratiquaient pour se détendre après une rude journée. Une musculature développée à force d'entraînement, mais surtout d'obligation de la part de sa mère.

« Espèce de p'tit flemmard ! Tu viendras avec moi tous les week-end pour t'entraîner et me développer ce corps de mauviette ! »

Il se détourna de la commode pour se diriger vers la salle à manger, il attrape de ses longs doigts la peau du cou de Bleuet pour le porter sur son épaule en caressant son pelage, plongeant ses doigts dans sa fourrure. L'animal, heureux, plante ses griffes dans son dos. Un grognement de mécontentement qui roule au fond de la gorge de l'homme, il sent sa peau se faire tirailler. Son corps en lui-même est couvert de cicatrices de brûlures, son accident ce Mai 20xx a laissé sur lui des marques qui ne s'en iront jamais. Sa chevelure, mi-courte, mi-longue, se balance ici et là, sombre comme le bois d'un hêtre et clair comme celui d'un olivier, d'un marron changeant. Brun, châtain claire ou marron, tout n'est qu'une question de lumière. Ses iris se rencontrent dans le miroir, il ne se distingue pas très bien. Ses doigts agrippent les branches de ses lunettes pour les installer sur son nez, il observe un peu mieux ce faciès : mâchoire carrée, nez droit et fin, des sourcils longs et assez bizarres, il en convient qu'en voir des comme ça c'est pas courant. Ma main tient son menton avant de laisser son index remonter pour tirer sur le coin de ses yeux. Ses iris couleur grenat sont dû à une forme d'albinisme. L'albinisme oculaire, est une forme d'albinisme partiel qui n'affecte que les hommes, il peut s'estimer heureux de ne passer que par cette forme, bien que sa vue en est cruellement amoindrie, il en est obligé à porter des lunettes. Les remarques sur les lentilles ont déjà fait leur chemin vers lui, il n'a jamais répondu. Masquer ses faiblesses est la première chose à faire.

Le chat descend en posant ses pattes contre son dos pour se rattraper à la chaise, sa tresse bouge en même temps que son mouvement de tête. Des plumes s'introduisent à cette ligne tressée de tissu rouge et de cheveux.

Quelques minutes plus tard, il ressort de l'appartement habillé d'un jeans et d'une chemise. A vrai dire il s'habitue à tout ce qui ne lui pose pas de problème en ce qui concerne les vêtements, pas plus que ça, non. Son air renfrogné et hargneux toujours présent sur son visage de par ses sourcils souvent froncés, cela évite peut-être tout contact avec les gens, c'est toujours mieux que rien. »

「Mental.」

« Un sourire s'étire sur son visage bourru. Un regard agressif, mais surtout un poing qui s'encastre dans le visage de l'adolescent en face de lui.

C'est un soir d'été, sous la chaleur des trente-deux degrés, que tout commença. Galadriel surnommé Galaad pour son foutu sens de la justice, une justice que lui seul semble connaître. Cette soirée aurait pu bien commencer si le simple fait de frapper une fille n'avait pas déclenché l'étincelle de haine qui rayonnait au fond de son être. Son poing rapidement dégainé pour donner son avis s'encastra dans la mâchoire, puis un autre coup dans les côtes. Galaad est l'un des chevaliers de la table ronde dans les légendes arthuriennes, il est celui qui gère la vertu et le courage, le chevalier prude qui n'est semblable à la face de mafieux que pour son sens de la justice. Faire justice soi-même, c'est plus intéressant. Il avait dix-huit ans quand ce trait de caractère s'est montré. Combatif et arrogant, il ne manquait pas une occasion pour se donner à cœur joie. Toutefois, il était juste dans ses sanctions, il sait ce qu'il faut pour calmer et si cela ne suffit pas, il ne se retiendra pas. Son corps massif lui permet de se faire respecter.

Le respect c'est très important pour lui, c'est une source de pouvoir qu'il faut garder bien en main. On ne peut pas continuer de se faire aimer ou craindre sans une bonne poigne et une dose de respect bien ancré dans le creux de sa paume. Tout ceux qui ne sont pas conforme à ses attentes se prennent soit une ignorance bien marquée, soit un poing dans la figure. Il n'est pas un tendre et ne le sera jamais. Chaque mots ont un impact sur lui qui est important. Cela va de même pour la réaction des gens à son encontre. Connu pour son agressivité, il n'en reste pas moins quelqu'un de très doux.

La douceur ? C'est un terme encore trop vague pour lui, il est plutôt tendre et affectueux. Cette jolie rouquine l'a constaté. Il est tendre avec celle qui ravit son cœur. Les autres ? C'est dur de comprendre cette relation qui le lie avec les gens qu'il apprécie. Il ne sera pas doux à proprement parlé, il sera dur et sec. Une peine de cœur équivaut à une frappe derrière le crâne comme prix de consolation. Il fait bien plus attention à eux, mais sans toutefois changer sa façon d'être, devenant juste un peu plus doux, oui voilà la bonne définition pour lui. Ce n'était pourtant qu'une façade. Un papa gâteau.

Un mur qui est violemment incrusté sur sa gueule de mafieux. Au fond de lui, il adore les animaux, le sport. Son côté sérieux et administratif, fait de lui un bon bureaucrate car il analyse chaque situation pour découvrir si on lui ment. Le mensonge, il connaît, ayant pratiqué bien avant les mioches qui passent dans son bureau. Lui mentir n'est pas une chose aisée, il connaît les petites combines et surtout son expérience en tant que CPE lui profite grandement. Une enflure. Un connard. Bon nombre d'adjectifs lui correspondent bien. Fin adorateur des voitures américaines et des félins, il ne s'en cache pas du tout. Il sait cuisiner, faire le ménage, il n'est pas un macho pour autant. C'est un fumeur, une sale manie qu'est de fumer ou bien de se gratter les brûlures sur sa main, toc traumatique qui lui est resté après son incident. Sa peur du feu est presque trop maladive pour qu'il la supporte, ne le montrant pas, il tente de surmonter, mais finira pas s'isoler pour évacuer cette montée phobique.

Après c'est à vous de le définir, car il n'est en rien un ange. C'est un démon cruel qui n'attend qu'une occasion pour vous faire vivre un véritable calvaire. »




「Histoire.」

« La plume s'agite sur la feuille blanche. Sa pointe grave, sur le grain, des lettres à l'encre sombre et ténébreuse. Un faible soupir qui s'échappe par inadvertance des lèvres de cette entité sombre. Un, deux, trois petits coups sur le papier avec le bout de stylo. L'ennuie l'enveloppe d'une douce étreinte, il se demande encore si son choix est le meilleur, s'il a bien fait de revenir. Il aurait pu refuser, mais c'était comme une option qu'il évitait à tout prix. Son visage aux traits durs se redresse pour laisser promener ses iris dangereusement le long de ce parchemin des temps modernes. Depuis cet événement, l'eau a coulé sous les ponts. Le temps a fait son bout de chemin. Ainsi donc doit être le présent ? N'est-ce pas une perte de temps considérable ? Ça l'est si on s'acharne à regarder son passé d'un œil morne. Le buste se redresse et le dos s'enfonce dans le cuir du fauteuil. Les doigts déposent le stylo sur la surface brune et ambré du bureau. Cette autre main dépourvue d'action se soulève pour venir appuyer du bout du majeur le pont de la paire de lunette, le ramenant ainsi contre son arête. Ses doigts glissant lentement vers son menton pour l'attraper et jeter un regard sur la pièce en elle-même. Aurait-il pensé qu'il reverrait un jour cette salle ? Il ne le pense pas lui-même. Lentement, ses paupières s'abaissent pour voiler son regard reconnaissable entre tous. Un peu de repos ne lui ferait pas de mal.

Des coups sur la porte, une demande. Son torse s'emplit d'air et il lâche, sur un ton sec et rauque, un vague « Entrez. ». La poignée s'abaisse pour ensuite ouvrir l'accès à la pièce. Ses paupières se soulèvent pour observer cet adolescent devant lui. Il lui fait signe de s'asseoir, attrapant le dossier de l'élève pour ensuite exposer le problème qui est semble t-il, récurrent.

« Maintenant expliquez-moi ceci. »

Toujours cette voix dure, ce ton sec et tranchant. Ce visage sérieux qui ne lâche pas d'une seconde la face du gamin. Il y aura des explications sur ce problème, s'il n'y en a pas de concrète, il s'arrangera pour en trouver une et la soumettre aux parents. C'est ainsi que ça fonctionne pour le moment. Il sait que la simple évocation des parents fait paniquer certains élèves. Lui-même étant jeune, il craignait que son collège appelle chez lui pour annoncer la « bonne » nouvelle aux parents. Nombre incalculable d'absences, d'avertissements. Il n'était pas très sage, il comprenait alors la réaction de cet enfant en face de lui....

Son éducation s'est faite en France. Il n'est donc pas italien de base. Il vient de Nîmes, cette ville romaine aux armoiries du palmier et du crocodile. Vivre dans le Sud de la France a toujours été naturel pour lui, il a toujours connu la chaleur des grandes canicules des étés, la fraîcheur des hivers. C'est son lieu de naissance, mais aussi cette étreinte réconfortante qui le suit toujours sous la forme d'un souvenir nostalgique. Ses parents sont français, mais la mère est d'origine italienne ce qui a donné naissance à ce mélange des origines. Famille bien normale et sans anicroche, rien pour briser ce bonheur. Rien du tout. Fougueux depuis qu'il sait marcher, il court vers les nombreux dangers, il s'amuse avec tout ce qui lui passe entre les doigts. Cet enfant n'a jamais été très sage. C'est une tempête en pleine formation. Force 5 ? On aurait pu le dire, mais non, c'est plus que ça, et c'est moins aussi. Trop difficile de définir pareille tornade lorsqu'elle se lance dans un mouvement avec un élan trop considérable. C'est comme essayer d'arrêter un camion à pleine vitesse. Même effet. Même résultat....

*
**

Les explications de cet adolescent le laissaient perplexe, ce n'était pas ce qu'il voulait entendre. Ses doigts agrippèrent les branches de ses lunettes les posant sur la table pour ensuite braquer ses iris grenat sur la stature de l'enfant.

« Je me fous de savoir ce que penseront tes parents. Je veux savoir pourquoi autant d'absences. Pas la peine de tourner autour du pot. »

Il ne mâche pas ses mots. Il est toujours aussi autoritaire, mais cela remonte à son expérience en tant que Conseiller Principal d’Éducation dans un des lycées de Londres. Mais avant de remonter jusque là, allons plus loin, encore plus loin dans les souvenirs. Dans un lycée : le lycée Alphonse Daudet à Nîmes. Il était là-bas un cancre, une brute qui s'en foutait des règles. Il imposait sa loi dans les salles de cours, dérangeait les professeurs, tout cela pour se solder dans une délinquance qu'il semblait transmettre aux autres, comme une contagion qui ne peut être arrêtée. Principal acteur de cette rébellion étudiante, il a passé trois ans à prôner l'anarchie. Cet établissement réputé se retrouvait malgré lui sujet à une mauvaise réputation. Un résultat concluant pour ce démon aux traits italiens. Dans toute la force de la gloire du moment, il a réduit les dogmes à un état plus qu'archaïque. Cette façon de vivre aurait pu continuer encore longtemps si l'année du bac n'était pas venue.

Un souvenir bien douloureux pour lui. Il se concentre sur les gestes désespérés de l'étudiant. Il pouvait bien être bruyant pour une simple histoire d'absence, il avait juste à lui expliquer, pas à lui sortir une plaidoirie en l'honneur de sa fierté masculine. Son index et pouce agrippant son menton, l'adulte se replongea dans sa réflexion.

Une année de terminale totalement ratée. Un bac qui passe sous la trappe et aucune chance de passer le rattrapage. Cette première claque ne lui a pas fait du bien, ni même celle de son père. Décevoir ne doit pas être admis dans son vocabulaire. Théodore Column l'a pourtant dit un nombre incalculable de fois. L'échec ne fait pas partie de sa vie, il n'en a pas le droit. Réaction légitime de ce paternel qui se retrouve couvert de honte par son fils. Sa mère, Gabrielle, n'est pas aussi clémente que son époux. Son métier est celui de gendarme, elle se doit donc de régler ce problème de discipline de manière radicale. Les deux mois de vacance ont servit à remettre dans le droit chemin cette racaille aux allures de mafieux. Deux terribles mois dont il se souviendra pendant longtemps. Un tête à tête imposant avec sa mère, alors que son père, avocat de profession, s'occupait de ses dossiers. Une nouvelle année pouvait débuter. La première journée de cette nouvelle année de lycée, la peur se lit facilement dans le regard de cette assemblée de professeurs. L'homme est vêtu d'un costard, d'une cravate, cheveux plaqués en arrière, cette longue tresse rouge se balance contre son épaule en même temps que ses plumes. Une paire de lunette rangée dans sa poche avant de veste, un changement radical qui surprend toute l'assemblée. S'ils savaient ce qu'il a enduré pendant ces derniers mois, ils n'auraient pas eut cette réaction, ils auraient eu de la pitié. Un comportement qui devint exemplaire et un travail acharné pour que ses parents le laissent vivre. À la fin, un bac obtenu avec mention très bien. Le travail acharné de toute une année pour laisser à ce jeune délinquant la possibilité de faire ses preuves devant la dure réalité des choses.

La suite est plutôt prévisible. Trois ans de licence de droit, pour ensuite se lancer dans des concours pour intégrer un CPE. Agréé par l’Éducation Nationale, il postule auprès de nombreuses académies après seulement quelques semaines. Les nouvelles vont souvent très vite et chamboulent une vie. C'était en grimpant les marches de son appartement qu'il lisait la lettre écrite dans un anglais soigné. Son nez surmonté d'une paire de lunette, il observait les lignes, ses clefs déverrouillant son appartement pour ensuite refermer la porte. Son chat, un maine coon blanc du nom de Snowly, descendit de la table pour venir se frotter à sa jambe. L'homme se pencha pour en caresser le pelage doux. Ses pas l'amenèrent vers la cuisine où il posa la lettre pour en déplacer l'ordinateur portable et ainsi ouvrir sa boîte mail et y constater un duplicata dans sa boîte de réception. Déménager. Abandonner ce pays était dur pour lui.

Vingt-quatre ans et il était dans une équipe administrative qui mêlait CPE et Surveillant. Son installation c'était bien passé : un appartement modeste mais peu cher, son chat confié à sa petite amie en France. Il avait entrepris à faire son travail bien et correctement. Sa première année fut désastreuse. Le système anglais était plus difficile à assimiler, mais surtout les étudiants avaient pris le pas de marcher sur le nouveau membre de ce petit comité de discipline. Une année pour s'habituer et ensuite montrer de quel bois il était fait. Une nouvelle année qui remit sur pied ce lycée. Il avait adopté le caractère et le comportement qu'il avait refoulé pendant l'année de ses dix-neuf ans en terminale. Le calme était revenu, aucun incident était survenu, mais surtout ce petit coup de pouce de la part de ce vieil homme qui était au bout de la hiérarchie de ce comité. Une semaine avant sa fin de contrat, son téléphone avait sonné très tard dans la soirée. Au bout du fil une demoiselle qui se présenta comme la secrétaire d'un certain M.LEORN, un bureaucrate qui s'occupait d'une des université de Londres. Au bout du compte, il devait voir l'évidence, on lui proposait d'être à la tête du comité de discipline d'une université qui allait ouvrir ses portes. Il n'avait pas beaucoup d'expérience, à peine cinq ans, mais le nom de son supérieur hiérarchique arriva dans la conversation. Ainsi celui-ci avait vanté ses qualités à maintenir d'une poigne de fer les jeunes étudiants. C'était une chance à saisir.

Trois semaines plus tard, il était à nouveau dans son appartement, son chat sur ses cuisses alors qu'il  écrivait à son père pour se renseigner sur l'établissement lui-même. Cigarette entre les lèvres, il ne faisait pas attention aux griffes de son chat, celui-ci trop heureux de le revoir pour ne pas lui planter les griffes au travers de son short de nuit. Ce contrat allait être intéressant.

Pendant quelques années, ce fut l'anarchie totale, mais rapidement maintenu à une petite bande de caïd sans peur. Jamais le français ne s'était déplacé pour quoi que ce soit, il dirigeait de loin les sanctions, mais cette fois-là c'était la goutte d'eau qui fit déborder le vase. L'agression de jeunes premières années avec en plus sa copine qui le plaque pour on ne sait quelle raison, l'avait rendu très peu aimable. Ses pas l'avaient mené face à eux. Il aurait pu les frapper, mais ce fut par l'intimidation même qu'il régressa ces hommes au stade de primates puants. L'atmosphère de son bureau était comme une concentration d'onde négative. Galadriel était bien entendu trop calme pour masquer cette aura furieuse qui fermentait dans cette salle pour étouffer les délinquants et leurs parents. Le père de l'un d'entre eux s'était levé pour protester, mais aucun son ne sorti d'entre ses lèvres, tétanisé par le regard de l'homme. Le français aux traits de l'Italie avait beau n'avoir que trente-deux ans à ce moment-là, il inspirait déjà le silence et le respect. Son ton, sarcastique et accrocheur, rendait impuissant bon nombre de menace à son encontre. Ainsi, il n'y avait plus eu de problème et Monsieur LEORN était assez content du travail fourni, il le recommanda donc dans plusieurs établissements pour la fin de son contrat. Snowly avait rendu l'âme après des années de compagnie. Cette nouvelle l'avait attristée, mais il ne pouvait pas se morfondre, il devait se retrouver. Se retrouver, lui et son esprit.

L'une de ses demandes de candidature fut validées pour un entretient, il se surprit à voir que c'était encore en Angleterre. Il s'était déplacé pour la semaine. Le bâtiment était impressionnant. Il n'avait jamais remarqué ça à Londres, du moins pas aussi grand. Saint-Adams était un village qu'il trouvait curieux. Il avait laissé ses interrogations de côtés pour ensuite assister à son entrevue. Contre toute attente, il avait été reçu pour un poste autre que celui auquel il était formé. Il se retrouvait comme Secrétaire scolaire. Il réglait les mêmes problèmes que les CPE ou surveillants, mais les élèves étaient convoqués seulement quand ça dépassait les bornes. C'était comme ça qu'il travaillait maintenant, un logement dans le village. Mais sa vie dans cette bourgade ne se passa pas comme prévu.

L'incendie, ce fameux mai 20xx gâcha sa vie. Il ne se souvint pas des événements. Des flammes qui bouffèrent les murs avec avidité. Son regard qui se voilait derrière les flammes, la fumée naissante. L'Enfer n'a pas de nom et pourtant ce jour-là, il a pris le nom de Bridges Adams. Les flammes le dévoraient, il ne se rappelait pas grand chose. Juste cette sensation de brûlure. Son réveil fut brusque et angoissant. Ses bras cherchant à atteindre quelque chose, ses doigts griffant le vide. Ses perfusions craquèrent sous le geste, son hurlement était comme celui d'un animal à l'agonie. Les infirmiers entrèrent en trombe pour attraper cet homme devenu fou par le traumatisme. Les tranquillisant fusèrent d'un peu partout, son bras agrippant le col d'un des hommes pour le repousser, ce fut cette violente douleur qui le paralysa. Il passa trois mois dans ce lit d'hôpital à se faire soigner, à se faire droguer de calmant et d’anesthésiant. Il souffrait, il ne savait pas ce qu'il avait. Ses moments de rééducation étaient intenses et durs. Un jour, un homme se présenta à lui comme le nouveau directeur du pensionnat. Après cette session de calmant, on lui avait expliqué qu'il avait été retrouvé par les pompiers et qu'il était brûlé sur certaines parties du corps, comme sur la zone de son visage et de son cou par exemple. Il écouta cette personne en lui faisant signe de s'asseoir sur le banc, continuant ses entraînements. Ce nouveau directeur avait donc appris qu'il faisait parti de l'ancienne administration, sa demande le laissa perplexe et confus, il voulait le réengager. Le regard rouge de ce français se répercuta sur les lunettes de cet homme, la réponse fut dite. Toutefois, il était marqué comme présent mais en congé maladie pendant tout un semestre de cette année. son retour se fit au deuxième semestre, guérit et surtout encore plus hargneux qu'avant. Il se réappropria les locaux et surtout son bureaux d'une poigne de fer. Malgré ses brûlures, il continuait de se faire respecter. Cette année 20xx était pour lui sa quatrième année dans cette administration. Le seul compagnon qu'il avait, ou plutôt les seuls étaient deux scottish fold dont un bleu nommé Bleuet et un autre blanc cassé surnommé Dune. Des animaux très attachant, mais aussi très malicieux.

Ce parcours de sa vie le sorti de sa rêverie de par le fait qu'il entendait maintenant la voix de cet adolescent l'appeler. Galaad en profita pour se renfoncer dans son fauteuil un court moment avant d'attraper le téléphone et de composer un numéro, son regard froid et tranchant sur l'élève, sa voix fit blêmir le garçon.

« Madame Fox ? Oui, bonjour, ici le Pensionnat Bridges Adams, j'appelle pour le sujet concernant les absences répétées de votre fils. Vous n'êtes pas au courant ? Je pense qu'il s'agit surtout de fugue pour aller fumer ou encore pour traîner avec ses potes. Bien sur madame, je vous prends un rendez-vous pour le 3 Avril, cela vous va ? Parfait. À très bientôt. »

Le regard de cet homme finit par achevé l'enfant qui tremblait encore après avoir entendu sa mère gronder à l'autre bout du fil.

« Où en étions-nous.... Ah, oui, le nombre d'heures qu'il va te falloir pour rattraper tes cours et contrôle en salle de permanence. »

*
**

Pendant plus de quinze année facilement, il resta à son poste de secrétaire scolaire, tout en essayant de ne pas se faire amadouer par des élèves un peu trop malin. une Université qui avait toujours la côte, mais surtout un ennuie qui marquait ses jours au fer blanc.

Comme chaque matin il observait son horloge numérique, il se sentait quelque peu nauséeux, avant de se lever pour se préparer. Pourtant il ne savait pas où il était, il regardait à droite et à gauche, toujours en caleçon et sans haut.



「Informations.」

« Rêve : Son rêve ? Parcourir la route 66 à bord d'une Mustang Flashback année 69.

Peur : Il n'a qu'une seule peur qui domine les autres, celle du feu.

Personne en qui il a le plus confiance : Il ne dira qu'une chose, ses chats, il est sûr que ça n'ira pas faire les commères et que ça reste loyaux juste pour la pâté. »


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