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 Chroniques d'un asiatique géant perdu dans les Mondes Imaginaires d'un Enculé.

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Katherine

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MessageSujet: Chroniques d'un asiatique géant perdu dans les Mondes Imaginaires d'un Enculé.   Dim 2 Oct - 21:48



« Quand j'y pense, je me dis que finalement, cette aventure est vraiment la meilleure chose qui pouvait m'arriver.»


C'était un jour comme les autres dans la vie de Shun Ito. Ce jour-là, j'étais sorti toute la nuit, pour m'occuper l'esprit, sortir la dentelle et les aiguilles de ma tête l'espace d'une nuit, au moins. J'étais revenu au petit matin, dans mon appartement vide et avait filé sous la douche. Plus tard, à demi-vêtu, je m'étais mis à coudre un peu, dessiner quelques croquis, comparer les tissus, les couleurs pour cette nouvelle collection qui n'arrivera finalement jamais, quand on y pense. J'avais pioché quelques pommes dans ma corbeille, seul aliment de mon déjeuner d'aujourd'hui. Dans les alentours de midi, quelque chose d'inhabituel se produisit. J'eus un sacré coup de fatigue. Ca ne m'arrivait quasiment jamais, du moins de façon naturelle. En général, j'ai besoin de me shooté aux somnifères pour arriver à ressentir ce semblant d'harassement infligé par le sommeil. Mais là, ce fut presque instantané, m'emportant dans les limbes du mondes des songes avec une pointe de fraîcheur.
Il faisait froid. Tellement froid. En ouvrant les yeux, mon appartement n'était plus. Des montages enneigées, des sapins, cette poudre givrée dispersée sur l'ensemble sur paysage, un vent glaciale. J'étais là, au milieu de ce décor nouveau, le torse nu et le jean serré, les pieds plongés dans cette amas de neige. Sur le coup, j'ai ressenti beaucoup de sentiments en un instant. De la surprise, forcément. Une touche de peur. Une pincée de colère. Et un grand bol de satisfaction. Pourquoi ? Tout simplement parce que toute ma vie, j'ai cherché une personne, une situation qui me bouleverserait de cette façon. Un moment qui me ferait perdre mes moyens, durant lequel je n'aurais que pour défense que ces restes de neurones grillés par mon incapacité à réfléchir.
Puis il y avait cette créature. Elle était totalement nue, ne craignant absolument pas le froid. J'ai cru tout d'abord à une femme avec ses longs cheveux sombres et une fine poitrine. Mais lorsque mes  yeux se posèrent sur son sexe, je fus forcé de constater qu'elle possédait un appareil génital masculin. Depuis l'adolescence, je nourris une grande admiration pour la transsexualité et tout ce qui se rapproche de près ou de loin à un quelconque recherche de genre nouveau, indéfini, surprenant. Et pour le coup, la surprise était belle et bien présente.
Elle me dévisagea. Notre discussion fut brève, elle m'offrit une cape pour me protéger du froid. Elle me conduisit jusqu'à une grotte et c'était tout.
 









Orneuil était un village de bouseux. Les gens nous r'gardaient mal, ils aimaient pas les rousses et les étrangers, ils étaient désagréables, avaient peur de tout, se croyaient supérieurs. On vivait dans une grande, on dormait à ras le sol. C'était horrible. Ma tête était encore dans le Monde réel, mon Monde de couture et de solitude. Il y avait trop de gens, trop de bruit, tout le temps. C'était juste insupportable. Je voulais coudre. C'est tout. Du coup, je venais chez la couturière du village, je l'aidais, me faisait virer parce que j'étais trop insolent et le lendemain, je revenais pour lui jouer le numéro du brillant couturier. Et ainsi de suite. Je gagnais peu. Elle ne me payait pas forcément. Mais au moins, je pouvais voler un peu de tissu pour bosser en dehors de la boutique. Et ça, c'était bien. Puis j'ai rencontré des gens. Les premiers. Ceux avec qui tout a commencé.

Wilhelm _ La première personne à qui j'ai parlé en arrivant dans ces lieux sales et hostiles. C'était un mec gentil, beaucoup trop gentil. En général, quand je rencontre une personne bien plus âgée que moi, je reste assez respectueux. Mais quand là, je venais de me faire enlever, j'étais perdu. Je m'attendais à un monde incroyable et beau et je m'étais retrouvé dans un village paumé, à une époque de merde, puant le cochon sale et la pisse jetée par la fenêtre. J'ai pas été ultra tendre au début. Je ne réalisais pas que Wil' était dans la même situation que moi. Je me sentais seul. Mais ce gars est pas aussi fragile qu'il en a l'air. Il porte ses couilles en silence. Franchement, je l'admire. Je lui dirais sûrement jamais, hein, mais ouais, je l'admire. Mon psy' dirait sûrement que je vois en lui une figure paternelle nouvelle, accentué par l'absence de mon père sans courage. Mais j'emmerde mon psy' alors on s'en fout. Quoi qu'il en soit, Wil' est un gars super important. Je sais pas, j'ai l'impression que je peux tout lui dire, qu'il me jugera pas et qu'il me donnera de bons conseils si besoin. C'est l'un des plus vieux du groupe, si ce n'est la plus vieux et pourtant l'une des personnes avec qui je m'entends le mieux.
Parfois, quand je regardais Wil', j'avais l'impression de voir mon père après le divorce. Il lui arrivait d'avoir des regards vides, d'être absent, d'avoir l'esprit totalement hors de ce Monde. Puis dès que je lui parlais, il me ressortait ses sourires, et ses regards compatissants qui tentaient vainement de chasser mes inquiétudes. Ce n'était peut être que dans ma tête, mais je ressentais vraiment une sorte de malaise émanant de Wil'. Je le sentais malheureux.
Mais si ça s'trouve, j'avais totalement tord ? Si ça s'trouve, Wil était juste un mec heureux, profitant de son bonheur de manière discrète. Et je n'arrivais tout simplement pas à m'y faire. Comme si dans ma tête, Wil devait être absolument comme mon paternel. Comme s'il devait être obligatoirement abattu. Comme si je pouvais y faire quelque chose. Comme si je pouvais l'aider. Comme s'il avait besoin de moi pour s'en sortir. Mais c'était faux. Wil' allait bien. Et ce n'était pas mon père. Fallait s'y faire.

Aela _ Dès le début j'ai pas pu la blairer, celle-là. Elle représentait tout ce que je détestait chez une femme. Une autorité étouffante, un caractère changeant et instable, le poing facile, le leadership abusé, et une attraction plus que douteuse envers les plus jeunes. Toute cette agitation, cette agressivité et cet air sévère ne faisait que pourrir son âge. Elle n'avait que vingt cinq ans mais elle en faisait dix de plus. Elle se plaignait sans arrêt, ne supportait pas qu'on lui parle mal ou qu'on lui dise la vérité de manière crue.
La première fois que je l'ai rencontré, Wil' venait de faire un malaise et je l'ai ramené à la grange. Puis la rouquine est arrivée avec une autre nana, en mode "On s'inquiète et on le montre en n'en faisant des tonnes". Le pauvre Wil', il osait pas leur dire qu'il voulait un peu d'air, qu'il en avait putain de marre de ces questions. J'voulais juste qu'elles se rendent compte que c'était pas le moment de l'emmerder. Et la nana, elle démarre au quart de tour, me dit carrément d'me tirer et tout. Alors que juste avant, elle faisait un speech sur l'entraide et tout l'bordel. Bref. Cherchez l'erreur.
Aela faisait aussi partit de ce genre de personnes qui me rappelait des gens de mon propre vécu. Et dans son cas, c'était vraiment pas flatteur. Vers la fin du collège, début du lycée, j'ai rencontré une fille. Elle était plus âgée, présidente du conseils des élèves et avait de longs cheveux teints en roux. Elle était autoritaire et assez imposante. Je pouvais pas la blairer parce qu'elle voulait constamment tout diriger, avoir le monde a ses pieds, que tout le monde l'apprécie. Ce sont des choses que je retrouve chez Aela. Mais il y a autre chose. Estuko est aussi la fille avec qui j'ai perdu ma virginité. Elle aimait avoir le contrôle sur moi et moi, j'étais complètement manipulé par les défis d'Isaac. Je voyais ça comme une sorte de provocation et je fonçais dedans sans réfléchir. Au final, ça n'avait fait qu'augmenter ma haine envers elle et on avait finit par arrêter nos ébats et on ne s'est plus jamais parlé. Pour moi, c'était juste devenu un supplice de la toucher, de la regarder. Je n'y prenais plus aucun plaisir, à savoir si j'en avais déjà prit. Quoiqu'il en soit, même si Aela n'était pas Etsuko, il m'arrivait parfois de vouloir l'enfoncer simplement parce qu'elle lui ressemblait. C'est mal, ce n'est pas sa faute mais c'est comme ça.
Satsuki _ Cette gamine paraissait tellement intéressante la première fois que je l'ai rencontré. J'aime beaucoup les petites brunes discrètes. Elles sont moins chiantes, plus abordables et on peut discuter dans risquer de se faire gueuler dessus. Mais encore une fois, les gamines comme ça, elles cachent plutôt bien leur jeu. Je me suis vite aperçut que c'était une putain de fanatique de ce Faiseur de Mondes. Quand j'y réfléchis bien, c'était pas si surprenant. Les ado' dans son genre se laisse facilement influencés par des êtres aussi manipulateurs que le Faiseur de Mondes. Elle se laisse aveugler par cette poudre scintillante sans se rendre compte qu'elle n'est qu'un jouet.
Un soir, pendant un jeu à boire, elle m'a vraiment énervé. Elle a commencé à nous sortir des éléments de son passé douloureux. Ce n'est pas le fait qu'elle ait pas eut une vie facile qui m'a fait chier. Mais plutôt qu'elle étale de cette manière. D'où tu sors que tu t'faisais torturer pendant un "J'ai jamais" ? Surtout qu'elle expose d'autre personnes qui n'ont pas forcément envie de parler de ce genre de chose à le faire. Sur le coup, j'ai trouvé ça vraiment chiant. Je me suis rendu compte que c'était une nana qui aimait bien qu'on la plaigne, qu'on prenne soin d'elle, qu'on la regarde. Encore un genre de femme que je ne peux absolument pas supporter. Puis elle a commencé à se faire connaitre pour ses ébats multiples. C'est simple, à chaque fois qu'un gars se rapprochait un peu trop, le lendemain, on savait qu'il l'avait sauté. Mais elle a pas fait que baiser des mecs. Elle a aussi baisé cette fille. Et ça, j'arrive vraiment pas à le digérer.
Elle ne se rends pas compte de ce que c'est, d'être l'allumeuse de service. Pour l'instant, elle se fait plaisir, elle aime ça, elle s'en fout. Mais au final, elle finira par le regretter. Parce que ce rôle, c'est jamais le bon. Tu finis par perdre la confiance des gens, te faire traiter comme une merde et juste souffrir pour rien. Et ça, je le souhaite à personne, même pas à elle.
Mélie _ Quand je l'ai rencontré, j'pensais vraiment pas que j'allais si bien m'entendre avec elle. C'était une ex-militaire, tout comme Aela et je m'attendais à une furie de plus à supporter. Mais finalement, c'est pas du tout ça. Mélie est une nana vraiment drôle et attachante. Elle a ce petit côté loufoque marrant, comme si la vie était une immense fête foraine. Mais quand tu la connais un peu mieux, tu te rends vite compte qu'elle est plus fragile que ça. Elle supporte pas qu'on la touche, ce qui est compréhensible. Au début, j'aimais bien la provoquer la dessus mais, au final, je me suis dit que moi-même, j'aimerais pas qu'on me provoque sur certaines choses alors j'ai arrêté. Surtout que Mélie, j'l'aime bien, c'est vraiment une bonne pote. Elle me fait rire, et j'aime sa compagnie. La première fille avec qui je m'entends bien, avec qui je peux dire que je suis ami. Même si, je sais que j'arriverais pas à le lui dire clairement. J'ai jamais eut d'amis filles. Et même des potes garçons, y'en a pas eut des masses. Un seul, pour être précis. Mais même lui, je lui ai fait du mal et il est partit.
Parfois, j'ai l'impression qu'il pourrait y avoir une certaine ambiguïté dans notre relation. Parce que, concrètement, il fut un temps où Mélie me faisait un petit effet. Mais aujourd'hui, j'me dis que c'est vraiment une amie et que j'ai pas envie que ça change. Ces derniers temps, j'ai l'impression qu'on se parle pas aussi souvent et j'espère juste que c'est passager. Quand j'y pense, Mélie, je lui ai touché les seins - Bon, c'était un accident. -, je lui ai fait un ensemble sur-mesure et on s'est même embrassé. Mais un baiser n'est qu'un baiser. Je suis juste content que son premier baiser "sobre" ait été donné par un connard comme moi. C'est peut être un peu égoïste, au final. En vérité, j'veux juste pas qu'elle tombe sur un autre type d'enfoiré. Le genre de gars qui te fait espérer et qui finit par partir. J'veux qu'elle soit heureuse. Est-ce mal ?

Anastas _ Ce gars, c'est le mec avec qui j'ai pas besoin de me forcer pour parler. Anastas, c'est un type qui dit rien. Jamais. Il fait des petits commentaires, reste toujours calme, écouta attentivement tout ce que tu dis, enregistre, classe dans sa tête. C'est pas la même chose qu'avec Wil'. Lui, c'est mon pote. Peut être même mon meilleur pote. Je sais pas vraiment comment décrire ça mais il me fait du bien. Quand on s'est rencontré dans le premier Monde, on s'est pas adressé la parole. Pour moi, c'était juste un mec discret qui détestait tout le monde. Et je suppose que pour lui, j'étais juste le connard provocateur. Mais, plus tard, on a finit par se rendre compte qu'on était pas ultra différent. Ce foutu Russe cache tellement de chose. Autant, je ne ressens pas de réelles difficultés à décrypter ses pensées, autant je peine à imaginer les bribes de son passé. Et, quand j'y pense, je m'en fous parce que ça changerait absolument rien à l'affection que je lui porte. La fois où on a joué à ce jeu stupide, où on s'enfilait des verres à la chaîne, j'ai vraiment senti un truc. Un lien. Je me suis amusé. C'est rare, mais j'étais content.
C'est aussi le premier à qui j'ai confié mes sentiments les plus abstraits. Et lui, il m'a écouté, il a sourit et ça allait mieux. Puis il m'a parlé, de lui, de ses sentiments vis à vis de cette aventure, de tout en général. Et ça m'a fait plaisir. Tellement plaisir. J'avais l'impression d'être important. D'être son ami. Et franchement, ça m'a rendu heureux.
C'est vraiment le genre de personne que je supporterais pas de ne pas revoir si jamais on quittait cette aventure. Autant, Anastas, il avait une famille. Des obligations. Il avait une véritable vie qui l'attendait. Mais moi ? Qu'est-ce que j'avais ? Personne. Si je revenais dans mon Monde du jour au lendemain, je serais seul. Et c'est peut être l'une des raisons qui font que, quelque part, j'envie Anastas. Parce que j'ai l'impression que s'il repart, il retrouvera sa place. Mais à l'inverse, moi, je serais totalement perdu.
J'ai croisé d'autres personnes que je n'ai pas revu depuis. Elizabeth, par exemple. Une petite demoiselle qui m'avait fort mal accueilli à mon arrivée. Le genre de pimbêche qui veut faire bonne figure devant les autres mais qui hésite pas à te poignarder quand elle qu'avec toi. Bref. Une saleté, cette enfant. Puis y'avait Faust, aussi. Ce gars ressemblait à un putain de hippie avec une sorte de nid sur la tête. Un semblant de lover qui me mettait assez mal à l'aise. Puis, y'avait Leikio. Un japonais, comme moi, travelo'. Un gentil p'tit gars, ou petite fille dans l'cas présent. J'avais pas été ultra sympa avec lui au début et je m'en suis un peu voulu parce que, l'pauv'gamin, il cherchait pas la merde. Mais, tous ceux-là, ils on disparut. On sait pas trop comment, ni à quel moment précisément mais ils sont partit. Qui sera le prochain à nous quitter ?
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un asiatique géant perdu dans les Mondes Imaginaires d'un Enculé.   Mar 11 Oct - 0:10



Dans ce monde, nous avons subis pour la première fois les modifications corporelles du Faiseur de Mondes. Nous nous sommes retrouvés dans un manoir luxueux dans un pays futuriste. Franchement, après le Monde bouseux auquel nous avions eut droit, tant de confort était presque inespéré. Il y avait cet espèce de Drag Queen qui était le médiateur de ce Monde. Alexendre. Il avait l'air d'être un gars vraiment intéressant et quand j'y pense, je regrette vraiment de ne pas m'être plus intéressé à lui. En plus de ce luxe certain, nous avions donc eut le droit à des pouvoirs. Le mien me permettait de contrôler la météo. Et le temps changeait en fonction de mes émotions. Ce fut vraiment une expérience incroyable. Moi qui rêvait de magie et de fantaisie, je fus amplement satisfait. Je commençais vraiment à croire que le Faiseur de Mondes n'était pas aussi avare qu'il n'y paraissait.

Hayate _ Hayate. Je crois que je me lasserais jamais de prononcer ce prénom. Ce petit bout de mi-homme, mi-femme, cet ouragan qui a débarqué sans prévenir et qui a foutu la merde dans ma tête. Comme à mon habitude, je l'ai abordé comme je le ferais avec n'importe quelle étrangère. Toujours avec mon malaise social et ma manie de toujours foutre les gens dans le bad. Mais vu que c'était une androgyne, le genre de personnes qui m'intéressent le plus, j'ai fait un effort. J'ai essayé de rester courtois. Puis elle a commencé à m’entraîner dans son petit jeu. J'avais comme l'impression qu'on se cherchait mutuellement, et je trouvais ça fun. Et plus elle continuait de me provoquer, plus je me sentais irrémédiablement attiré par elle.Et elle m'a embrassé. Ça n'a duré qu'une fraction de seconde mais ça m'a suffit pour en redemander. Et là, je n'ai pas pu me retenir. D'ordinaire, j'aime beaucoup embrasser les gens. Je trouve que le baiser est une expérience très intéressante, une sorte de première véritable connexion entre deux êtres. Quand j'étais au collège, embrasser des filles était toujours étrange et attirant. Elles avaient des gloss au gout de fraise et sentaient bon la vanille. J'aimais bien. Parfois, elles puaient juste la clope et l'alcool, avec leurs parfums bon marché trop fort qui faisaient "Femme". Ce n'était plus aussi goûteux, sucré. Mais là. Avec Elle. C'était différent. Ça l'a toujours été. Cet arrière gout de bière paraissait tellement loin. Ce n'était pas ce qui me marquait le plus. C'était juste si peu important dans ce moment qui sembla durer une éternité. Et quand on se sépara, j'ai eu cette désagréable impression de insatiabilité. Comme si cette demoiselle m'avait dérobé quelque chose mais que je n'arrivais à savoir quoi.
Notre désir l'un pour l'autre ne cessait de croître, sans vraiment qu'on sache comment. Mais elle refusait de céder maintenant. Quant à moi, je gardais à l'esprit que, peut être, ce n'était pas la personne que je recherche, qu'il ne fallait que je me fasse de fausses idées, que je me précipite. L'attente était une véritable torture. Et un soir, cette dernière prit fin.
Je n'ai jamais aimé le sexe. J'avais toujours vu ce phénomène comme une expérience horripilante, désagréable. Je n'arrivais pas à apprécier ce contact, le fait que deux corps collants et suants se frottent l'un à l'autre dans des essoufflements animaliers. Je trouvais ça tout bonnement répugnant. Au lycée, j'avais eut beaucoup d'aventures "d'un soir" sans jamais vraiment ressentir de plaisir concret. Cela me soulageait un peu, me permettait d'évacuer un certain stress, une colère dissimulée, relever continuellement les défis lancés par mon demi-frère. Mais à chaque coïts que je pratiquais, l'ennui et le dégoût se faisaient de plus en plus sentir. J'étais arrivé à un point de ma vie où je ne supportait même plus qu'on me touche. Et l'incident avec Isaac à la fin du lycée ne fit que m'emprisonner dans cette solitude et ce rejet de l'autre. Je n'arrivais plus à me déshabiller sans sentir ces yeux cyan se moquant continuellement de moi. Je me rendais malade.
Mais cette petite femme à l'allure masculine a donné un sacré coup de pied à toutes mes peurs. Tous mes doutes. Tous mes fantômes. Elle est arrivé tel un ouragan et elle m'a envoûté en un regard. Je ne saurais dire si mon corps avait agit de lui-même dans cette quête d'un autre être complémentaire ou si mon cerveau a juste décidé de s'éteindre pour prendre un repos bien mérité. Cette nuit fut mémorable. J'eus vraiment l'impression d'être en totale symbiose, comme si j'étais enfin complet. Entier.  
Elle avait peur de moi. De ce que je pouvais représenter pour elle. Et c'est normal. Je comprenais parfaitement. Car il n'y a rien de plus terrifiant que d'être totalement dépendant de quelqu'un. Je croyais que je ne me laisserais plus avoir, comme avec Isaac mais là, c'était différent. Bien que j'avais peur d'être totalement sous le contrôle de cette femme, cela ne me rendait pas malheureux pour autant. Au contraire. Je ressentais un profond bonheur avec elle. Elle aurait put me faire faire n'importe quoi, ça ne m'aurait jamais dérangé ou énervé. Mais elle ne pouvait s'empêcher de se renfermer devant moi. Elle faisait beaucoup d'effort, essayait de venir vers moi, de se déclarer mais cette énorme entaille dans son coeur faisait que sa fierté et sa confiance préférait la mettre à l'abri. Je ne lui en voudrais jamais pour ça, car à sa place, j'aurais été le même.
Souvent, je n'arrivais pas à réaliser toutes les conséquences que pouvaient avoir l'Amour. Mon coeur était encore celui d'un jeune enfant, j'étais maladroit, buté, naïf. Je disais des choses simplement, quand j'en avais envie et je déblatérais des idioties quand j'étais trop embarrassé. Et parfois, la gêne que je m’entêtais à cacher derrière cet humour déplacé - que je tenais de ma grand-mère et qui avait eut les mêmes problèmes - faisait souffrir cette demoiselle. Comment aurais-je put savoir que cela l'atteindrait ? Elle semblait si forte, pourtant. Je n'avais pas pris en compte cette fragilité féminine, j'ai été maladroit, brute et cela nous a fait du mal, autant à elle qu'à moi. Je crois que je ne m'en suis jamais autant voulu que ce soir là. C'était la deuxième fois de ma vie que je pleurais. Sauf que cette fois, c'était pour quelqu'un et pas à cause d'elle.
« Je ne me lassais pas du visage d'Hayate. Dès qu'je la voyais, j'étais automatiquement attiré par elle, comme un aimant. J'avais beau me dire qu'il ne fallait pas qu'je m'attache, qu'elle n'était peut être pas si surprenante que ça, plus j'essayais de l'éloigner de mon esprit, plus elle revenait à la charge sans même en avoir conscience. »
« Cela semblait si facile, avec elle. Tout semblait si facile avec elle. Parler. Je n'aimais pas vraiment parler avec les gens. Mais avec elle, je sais que je pourrais discuter des heures et des heures sans jamais me lasser. S'embrasser. Qu'Est-ce que j'aimais ses lèvres. Quand je les embrassais, je ne me sentais pas moi-même. J'me sentais juste .. bien. Et même Faire l'amour. J'avais le sexe en horreur mais là, à cet instant, j'avais juste l'impression que c'était peut être le moyen le plus efficace pour deux humains comme nous d'être le plus proche possible. »

« Elle semblait si petite au creux de mes bras. Ou est-ce moi qui suis trop grand ? J'en sais rien. J'ai juste envie qu'elle y reste encore un peu. Et plus longtemps que ça. »

« J'aime ta poitrine. J'ai toujours eu une sainte horreur des gros bonnets. Ce n'est pas harmonieux, c'est encombrant. Et la tienne est si chaude, si douce. Je pourrais l'embrasser encore et encore, je ne m'en lacerais jamais.  Je n'ai jamais eu aucune aversion pour les filles rondes. Je les trouvais d'autant plus intéressantes lorsqu'elles envoyaient chier les petits cons qui croient tout savoir, avec leurs propres armes. Des sourires, des provocations, tout ce qui pouvaient les faire sentir totalement ridicules. Après tout, il n'y a que les petites bites qui font attention à ce que les autres pensent. Quand je te prends dans mes bras, j'aime savoir que tu te sens bien dans ton corps. Ça me fait sentir bien, également. Je n'arrive plus à te lâcher, après. »

« Je n'aurais jamais crut paraître aussi vulnérable devant quelqu'un, mis à part Isaac. Et encore, pour ma demi soeur, c'était différent étant donné qu'elle savait exactement quoi faire pour me déstabiliser. Là, le simple regard, le son de sa voix, sa présence, ne serait ce qu'un mouvement de cette androgyne et j'étais complètement perturbé. Je ne me souvenais même pas comment j'en étais arrivé à cet état de dépendance totale. C'était tout bonnement effrayant. »
« J'avais beau chercher, je ne trouvais rien qui me gênait chez Hayate. Sa fierté la rendait humaine, et bien plus proche de moi. Elle avait ce côté espiègle qui me faisait craquer. Une petite touche d'humour vache et de séduction loufoque pour compléter le tout. Une fragilité bien plus importante cachée derrière un mur de fausse confiance. Une expérience, un vécu, un passé qui faisait qu'elle restait prudente. Et cette petite ouverture qu'elle laissait dans son coeur rien que pour moi. Je l'avais senti moi aussi, probablement parce que j'avais fait la même chose pour elle. Cette petite porte réservée exclusivement à cette androgyne effrontée menant à mon petit coeur juvénile et couvert de plomb. Une machine qui peu à peu se détraque à chaque regards, chaque paroles de cette demoiselle mi - homme,  mi - femme. »  
Putain. Je l'aime, quoi.


Algernon _ Je trouvais ce personnage vraiment incroyable. J'avais l'impression qu'un nuage de folie et de joie de vivre planait sans cesse autour de lui. Au début, je ne supportais pas ce dénis qu'il avait par rapport à notre situation. Eh puis, il fallait l'avouer, c'était un putain d'ivrogne. Ca l'est toujours, d'ailleurs. Mais, j'ai apprit à connaitre et surtout à apprécier cet homme excentrique. Il me faisait rire, égayait mes soirées qui plus est. Je ne suis pas forcément très proche de lui mais ça me fait toujours plaisir de boire un petit verre en sa compagnie. Puis, récemment, je me suis rendu compte qu'il pouvait être bien plus lucide qu'il n'y paraissait. Je pense que c'est un gars super intelligent, qui se rends bel et bien compte de notre situation, mais qu'il a simplement décidé de ne pas accordé autant d'importance à ces problèmes. Je crois qu'il veut juste profiter de sa vie, où qu'il soit. C'est vraiment le genre de gars pour qui j'aimerais écrire des lignes et des lignes mais au fond, je ne le connais pas si bien. Surtout qu'Algernon est un personnage assez difficile à cerner, je dois dire. Il est tellement extraverti que je n'arrive pas à saisir s'il nage constamment en plein délire ou s'il veut simplement s'échapper un peu de la réalité. Quoi qu'il en soit, j'ai vraiment hâte d'en apprendre plus sur lui.




J'ai vraiment de bons souvenirs de ce Monde. C'est là que j'ai apprit à réellement connaitre les gens, à me lier d'amitié ou d'amour avec eux. J'ai un souvenir très net de ce jeu à boire auquel nous avons participer avec le Faiseur de Mondes. Il y avait Anastas, Wilhelm et d'autre. Cela me fait penser que c'est dans ce monde que notre très cher Wallace a disparu. Et ce sera d'ailleurs le seul et l'unique. C'était un homme assez rustre au premier abord mais sympathique quand on creuse un peu. Notre psychologue Drake aussi a disparut dans ces environs. On ne se connaissait pas vraiment mais il pouvait être très étrange. De toutes façons, j'ai une sainte horreur des psy'. Quand on y réfléchit bien, on ne sait jamais sur qui on va tomber avec ce satané Faiseur de Mondes.
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MessageSujet: Re: Chroniques d'un asiatique géant perdu dans les Mondes Imaginaires d'un Enculé.   Dim 30 Oct - 11:50



Durant ce Monde, trois moments sont notables : Celui où nous étions à l'auberge, avant d'embarquer. Celui où nous étions sur le bateau, pendant le voyage. Et enfin, celui sur l'île déserte, arrivés à destination. 
J'ai beaucoup aimé notre séjour à Port Royal, pour plusieurs raisons. La première est que j'ai put voir la mode de l'époque, dans un décor charmant, haut en couleur, dans cet esprit de piraterie agréable et jovial. J'ai beaucoup apprécié m'incruster dans des maisons closes ne serait-ce que pour voir les têtes des prostitués, incrédules devant mes demandes qui ne concernaient finalement que leurs vêtements. La seconde est que j'ai enfin put me défaire d'une de mes angoisses : Celle du sexe. Ce fut le véritable commencement de ma relation avec Hayate. Je ne sais pas vraiment pourquoi elle a commencé ici, dans ce monde. Peut être parce qu'on se retenait tous les deux de faire le premier pas ? Bien que notre attirance était sans conteste. Et cette nuit fut mémorable. Incroyable. Inoubliable. 
Nous avons ensuite embarqué en compagnie de l'équipage du célèbre Barbe Noire. Dans le Monde précédent, je m'en étais voulu de ne pas m'être assez intéressé au guide envoyé par le Faiseur de Monde. C'est pourquoi j'ai directement essayé de me rapprocher du capitaine. Mais il ne semblait pas aussi intéressant que je ne le pensais. Ce n'était qu'un pirate, après tout. Il ne se doutait même pas de la véritable identité du FdM. Et mes questions semblaient plus l'ennuyer qu'autre chose. J'ai donc bien vite abandonné l'idée. Par la suite, je fus victime du Typhus. Une belle saleté, en somme. Je me sentais mal, fatigué, j'avais constamment chaud. Bref, un enfer. Bien heureusement, j'ai trouvé le moyen de m’apaiser en attendant de trouver un antidote. Un peu avant, j'ai eut le droit à un dîner en tête à tête avec le Faiseur de Mondes, qui au final n'a pas bien duré à cause de ma maladie. C'était plutôt agréable, mais je n'ai pas su correctement saisir cette chance. C'est bien dommage. Entre autre, j'ai découvert de nouveau sentiments et ça m'a surpris.
Nous avons finis par arrivé sur cette île mystérieuse. Beaucoup ont été surpris de sa caractéristique fantastique, avec ces sortes de cratères qui isolaient l'île. Les anciens comme moi savaient de quoi était capable le faiseur de Monde. Nous étions donc plus exaltés que surpris. Première dispute. Je ne me rendais pas compte encore de l'importance que pouvaient avoir mes mots, mes actes. Je m'en veux. Beaucoup. Et encore aujourd'hui.



Edward _ Je ne pensais vraiment pas pouvoir m'entendre avec ce genre de gamin. Et, en même temps, c'est comme si je n'avais pas eut le choix. Edward est le genre de gars vulgaire, enjôleur, la boisson facile, qui aime profiter de la vie entre deux railleries. Il a cet espèce d'humour un peu vache que j'apprécie beaucoup mais une curiosité maladive. Notamment quand il s'agit de sexe. Oh oui ! J'ai jamais vu un gars qui insiste autant pour savoir si t'as sauté telle ou telle personne. Et résultat, c'est le premier à nous avoir vraiment grillé avec Hayate. Et même si je n'ai ni confirmé ni contredit ses dires, je crois qu'il a comprit tout seul qu'entre elle et moi, c'était du sérieux. Et quand je lui ai demandé pourquoi il pensait que nous avions une relation, il m'a répondu : "Tu la regardes comme si c'était Elle.". Que pouvais-je répondre à ça, franchement ? 
Quand j'y pense, j'ai souvent l'impression qu'Edward essaie sans cesse de faire l'adulte, le décomplexé. Je me demande souvent s'il ne cache pas une sorte de fragilité bien dissimulée au fond de son petit cœur d'enfoiré. Ou alors, c'est juste un vrai enculé, ni plus, ni moins. Ça expliquerait sûrement pourquoi on s'est tout de suite entendu, lui et moi. Qui sait ?
Il y a autre chose que j'ai noté pour ce garçon. Sa relation avec Léa. Léa est une petite demoiselle de son âge, je dirais, qui est extrêmement timide. J'ai eut l'occasion de discuter avec elle une ou deux fois mais elle a toujours été sur la défensive. Je me demande si Edward dissimule juste son côté gentil garçon derrière un aspect de Bad-Boy en carton. Il faudrait que je me rapproche un peu plus de lui pour en être certain. Parce que, jusqu'ici, notre relation se rapproche plus de "Pote" ou "Compagnon de beuverie" peut être. Bien qu'on est jamais vraiment but rien que tous les deux. Il n'empêche que Edward est un garçon intéressant que j'aimerais vraiment mieux connaitre. 



Je me suis rapidement rendu compte que je supportait plus ou moins bien le bateau. Autant, je ne ressentais aucune envie de vomir, autant, j'étais totalement incapable d'être à l'aise. Je ressentait les secousses comme si j'étais coincé dans un ballon de football. C'était assez inconfortable, comme situation. Je perdais l'équilibre et avec ma grande taille, c'était assez compliqué. 

Bien heureusement, j'ai fini par plus ou moins m'habituer à tout ceci, ce qui n'a pas entièrement gâché mon voyage. De toutes façons, le typhus s'en est chargé à la place des secousses. J'ai rencontré d'autres personnes durant ce voyage. Il y eut d'abord Sarah, une jeune femme assez intéressante que j'ai croisé durant notre séjour à Port Royal. Elle avait en sa possession le Livre du Divin qui retraçait nos précédentes aventures ainsi que celles d'anciens invités du Faiseur de Monde. Une vrai mine d'information qui s'enrichie de jour en jour. Parfois, une histoire apparaît sur une page, comme par magie. Et chaque fois, j'ai l'impression de me rapprocher de la vérité sur le Faiseur de Monde. J'ai par la suite rencontré Ange, durant une de nos habituelles soirées. Une petite gamine de quinze ans qui a essayé de séduire la femme que j'aime. Je ne suis pas jaloux de nature, je n'en ai jamais ressenti. Mais, ce serait un mensonge que de dire que je n'ai rien ressenti. J'ai aussi rencontré Nathanaël. Ce jeune surfeur hawaïen. Un jeune homme sympathique, coincé à certains moments, beaucoup moins à d'autres. Encore une personne avec qui il faudrait que je discute plus sérieusement. Nous n'avons eut que sept minutes au paradis, après tout. Et je n'étais pas dans le meilleur des états. J'ai aussi eut l'occasion de discuter avec l'un des rares asiatiques du groupe : Haruka. Nous avons brièvement discuté mais il a l'air plutôt sympathique, bien que bien trop attiré par la poitrine de Satsuki. Le fait qu'il aime les gros seins ne me dérangent pas mais je pense qu'il aurait put trouver une paire moins usée. 

Je n'ai plus revu Sarah, après ce Monde. Je suppose que, tout comme Wallace, ça sera son premier et son dernier en notre compagnie. Beaucoup de nouvelles têtes ont fait leurs apparitions, Kristian, Julie et j'en passe. La suite des événements s'avère être l'une des plus intéressante que j'ai connu jusqu'ici. Une véritable expérience, celle que j'attendais depuis tout ce temps. Enfin.
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Chroniques d'un asiatique géant perdu dans les Mondes Imaginaires d'un Enculé.
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